PROJETS PERSONNELS

In my memory

In My memory

En quelques « déclenchements», les portes du temps, se referment sur elle. Elle qui, après 90 années passées, nous laisse finir, seuls, le chemin commencé. Le noir et le blanc figeant, dans son dernier costume Sous son linceul éclatant, dans une chambre aux couleurs délavées, Son corps métamorphosé, sa mort incarnée. Ce corps froid, ce corps qui n’est plus, ce souffle oublié, cette immobilité raidie, je ne la reconnais plus. Ce visage, ce visage qui n’est plus le sien, tiré, creusé, escamoté pour l’occasion sous un fard, le teint halé, la rendant plus étrangère que la mort elle même n’avait put le faire. Cette poudre qui doit aider les vivants à faire le deuil des morts, me l’éloigne plus encore. Ces cheveux peignés. Peignée ainsi, aujourd’hui elle aurait rit. Ses mains douces, tremblantes, blanches, ses taches de vieillesse, le bout de ses doigts si tendre, sur lesquels l’extrémité de mes doigts allait sentir le temps écoulé, par de silencieuses caresses… Cette peau n’est plus la sienne, sans la toucher, la cherchant du regard, je ne vois plus ce qu’elle a été. Elle n’est plus, ces images ne sont pas elle, tout au plus sont-elles le reflet de la mortalité d’une mère, d’une fille, d’une grand-mère, reflet mortel d’une vie, d’amour, d’incompréhension, de larmes et de rires. Des souvenirs jaillissent, je les enferme jalousement dans un coin de ma mémoire, lui donnant ainsi un brin d’éternité, pendant qu’elle reste à jamais suspendue aux bras du néant.
Ma grand-mère est décédée en juin 2011…

The Perfect Cat

Travail en court sur le corps après le déces.
Momification naturel d’un chat – Auvergne

Campagne de France - Le Bugey

J’ai redécouvers ma région de naissance. Celle que j’ai voulue quitter a tout prix il y bientôt 20 ans.
Je la documente à l’iphone, ou plus précisement je documente son côté idyllique, sa nature, sa douceur. Je documente ce qui survivra à la mort lente de la vie culturelle, ce qui reste alors que le travail fait figure de grand absent,  ce qui malgrés la naissance de zones pavillonaires dortoirs, rend cette région si belle et ennivrante à vivre…

PORTRAITS

Portraits

REPORTAGES / DOCUMENTAIRES

Larimar, des mineurs couleur mer

Larimar, des mineurs couleur mer.

Reportage réalisé en 2005 L’unique gisement de Larimar découvert au monde se trouve en République Dominicaine. Cette pierre « semi-précieuse » mise au jour il y a un peu plus de cinquante ans gagne en valeur sur le marché mondial. Elle tient son nom de la fille de son découvreur Dominicain, Miguel Méndel : Larissa et de l’endroit où elle fut découverte : « el mar » (la mer). Elle peut être pourpre, verte pâle mais la plus répandue est la pierre bleu turquoise qui tient sa couleur de sa composition à base de fer. Sa dureté est de 5 sur une échelle de 10. C’est une variété de pectolite bleu, NaCa2Si3o8(OH), sodium, calcium, silicate et Hydroxite. Les puits sont creusés à la pioche et au marteau piqueur, des galeries d’environs 1mètre de large sont ensuite consolidés grâce à des étais en bois d’acacia. Un seul tuyau en plastique conduit l’air frais jusqu’aux mineurs, pouvant être jusqu’à dix dans une même galerie. L’air y est très humide et les risques d’éboulements importants. On ne m’a pas relaté d’accidents mais la seule réponse que j’obtiendrais à mes interrogations concernant la sécurité du site fut la suivante : « il n’y a presque pas eu de mort ». Voilà leur statistique. Certains mineurs auraient creusé sans prendre garde à consolider et la paroi se serait ainsi effondrée sur eux, les ensevelissant sous plusieurs mètre de pierre et de montagne couleur de mer. La mine est gérée en coopérative. Même si le labeur est dur, la récolte d’un puis est partagée équitablement entre les différents mineurs et leurs recettes commencent à être suffisamment importante pour que de plus en plus de Dominicains et d’Haïtiens viennent tenter leur chance. Un responsable désigné se charge de négocier la vente auprès des grossistes venus acheter « l’or bleu » pour le ramener vers les ateliers de taille, où la pierre brute sera transformée en bijoux puis revendue sur le marché national et international. Certains mineurs vivent sur place, dans de petites maisons de « caña » ou de feuilles de bananier consolidée par quelques planches de bois et de taule, d’autres résident en ville, à Barahona ou Paraiso. Pour ceci c’est autant de frais de transport à déduire de leur salaire variable, entre 30 et 70 pesos pour les transports publics, puis la montée chaotique vers la mine dans un pick-up chargé de 28 passagers sans compter, poulets et bidons de gasoil… Le trajet dure environs une heure et certains passages font frissonner… Nous avons fini notre route sur trois roues ayant crevés la quatrième sur un rocher un peu trop aiguisé au bord d’un précipice. L’union européenne s’intéresse depuis 2005 au minerai présent dans le sol de « las filipinas ». Son projet Synim tendrait vers une remise en état des puits et une automatisation. Une délégation de l’UE c’est rendue en 2006 à Barahona, dans la partie occidentale du territoire dominicain, près de la frontière Haïtienne, où elle a visité les mines. Les vestiges de son passage; quelques casques et chaussures de sécurité… Depuis plus rien, silence radio. Tant que les européens ne trouveront pas leur intérêt financier à ses mines, ils laisseront les mineurs, travailler, certes avec le sourire et un air de batchata sur les lèvres, mais dans des conditions sanitaires déplorables, des risques accrus en termes de sécurité et des dégâts irréversibles pour l’environnement.

EXTRAITS DIVERS DE REPORTAGES ET DOCUMENTAIRE

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